Critique express : Robin des bois

Robin des bois est loin d’être une nouveauté au cinéma, tout le monde se souvient de Kevin Costner dans ses superbes collants, des délires de Mel Brooks dans son Sacré Robin des Bois, mais c’est sans doute la version animé de Disney qui reste jusqu’à ce jour, la plus aboutie.
C’est Ridley Scott qui relève le défi de cette version 2010. Réalisateur éclectique, on lui doit le premier Alien, l’excellent Blade Runner, Thelma et Louise, Gladiator ou plus récemment American Gangster et Mensonges d’état.
Le film a eu le privilège d’être présenté en ouverture du dernier festival de Cannes. Dans le rôle titre, Russell Crowe (Gladiator) retrouve son réalisateur fétiche pour la cinquième fois et Cate Blanchett y incarne une élégante et courageuse  Lady Marianne. Une pléiade de seconds rôles vient compléter ce casting, pour un budget gargantuesque avoisinant les 200 millions de dollars !
L’originalité de cet opus, est de nous proposer un prequel (traitant des origines d’un héros), nous expliquant la transformation de Robin Longstride, fidèle archer de Richard Cœur de Lion, en Robin des bois, le légendaire justicier de Sherwood. A la manière d’un Batman Begin, le film est beaucoup plus sombre et réaliste que ses prédécesseurs.  Finis donc les collants, les dialogues mielleux, et l’éternelle sauvetage de Marianne en danger.
Ridley Scott préfère insister sur le contexte historique et politique qui ont formaté le héros des bois. Le film part donc sur de très bonnes bases, si ce n’est quelques moments un peu longuets car la gestion du temps est le point faible du film. Cependant l’expérience du réalisateur comble ces défaillances. Même si les batailles, épiques, filmées caméra à l’épaule, dans lesquelles on change 25 fois de plans par secondes, nous donnent parfois le mal de mer…
Notons, la performance tout en sobriété de Russell Crowe, qui insuffle au personnage une personnalité attachante. Les fans de Kevin Costner regretteront la capillo-sculpture, type footballeur Allemand des années 80, les autres pourront déguster un blockbuster plus intelligent qu’impressionnant. Malgré les quelques longueurs, le film s’inscrit dans une mouvance moderne, qui se veut plus sobre, plus réaliste mais aussi plus politique.

Votre dévoué serviteur

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    • Sir Brutal
    • 21 mai 2010

    « Les fans de Kevin Costner regretteront la capillo-sculpture, type footballeur Allemand des années 80. »

    TOUT EST DIT

    brutalement

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