Archive for the ‘ Cinéma ’ Category

Brulot dominical : Les petits mouchoirs

Aujourd’hui, profitant d’un temps maussade et d’une humeur dépressive, j’ai pris la périlleuse initiative de vous parler de ce magnifique chef d’oeuvre français : Les petits mouchoirs !


Film français par excellence, Les Petits Mouchoirs est le troisième long métrage de Guillaume Canet derrière la caméra. Il ravira les vieux fans des Bronzés 3 ou encore les inconditionnels de Marc Esposito (le coeur des hommes 1, 2…).

Un casting réunissant la fine fleure du cinéma français, des potes en vacances, des gags lourdingues, un sentimentalisme à faire frémir les aficionados de Plus belle la vie, font de ce film tout ce que le cinéma français compte de mauvais.

A noter la prestation humoristique correcte de François Cluzet. Cependant, elle sera très vite éclipsée par la médiocrité constante de Benoit Magimel, grimé en homosexuel se découvrant sur le tard, méritant à lui seul plusieurs brulots !

Quant à Marion Cotillard, elle pleure toujours aussi bien et nous gratifie d’une superbe sécrétion nasale, dont seul les plus grands en ont le contrôle.

Il y a aussi ce charmant acteur, dont je n’ai volontairement pas retenu le nom (mais sosie officiel de Michel Leeb), qui nous démontre sans complexe que le talent n’est pas essentiel pour obtenir un rôle dans un long métrage français.

Heureusement pour la bonne continuité de sa carrière, Jean Dujardin ne participe que très peu à se désastre. Il réussit même l’exploit de nous faire rire sur les quelques séquences où il apparait !

 

Succès public, ce film dépassera aisément les 5 millions d’entrées. Nous prouvant, à moins grande échelle que Bienvenue chez les chtis, le mauvais gout cinématographique du spectateur hexagonal.

 

 

Votre dévoué serviteur

 

Shrek 4, il était une fin..

Après un mois de vacances bien mérité, Blogy Blogoo revient pour enjoliver votre été de ses articles toujours aussi pertinents et irrésistiblement drôles !

Pour cette rentrée estivale, nous sommes aller voir pour vous, le dernier opus de la saga Shrek (en trois dimensions !). La dernière production de chez Dreamworks, 9 ans déjà après le premier épisode s’apprête à vivre ses dernières heures cinématographiques. Les attentes sont donc grandes pour la conclusion de cette fresque, qui nous avait tant séduit avec ses deux premiers films mais aussi quelque peu déçu avec le troisième.

L’humour décalé, les parodies bien amenées, les dialogues finement écrits, un rythme et une image léchés, furent les éléments clefs du succès planétaire connu par cette saga animée. Pourra-t-on en dire autant de cet épilogue ?

Pour cette dernière aventure, nous avons le plaisir de retrouver tous les protagonistes délirants qui accompagnent l’ogre vert depuis ses débuts. Le film commence sur de bonnes bases. Très bien montée, cette introduction nous dévoile un Shrek prisonnier de son quotidien et nostalgique d’un temps où un battement de cils suffisait à effrayer la population. L’ogre terrifiant s’est mué en un papa poule, pantouflard et un poil mondain !

Supportant très mal ce qui pourrait s’apparenter à la crise de la quarantaine chez les humains, Shrek décide de troquer une journée de sa vie contre 24h du temps où tout le monde le craignait ! Seulement pour arriver à ses fins, le gentil géant devra signer un pacte avec Tracassin, un troll sournois aux pouvoirs magiques et aguicheurs…

C’est à partir de ce moment que le film dérape ! Les ogres font la guerre, Fiona ne reconnaît plus son prince charmant et conduit à présent l’armée des ogres… En bref, Shrek doit repasser par toutes les étapes qui ont écrit l’histoire des précédents épisodes. Seulement, à l’image de cette réalité alternative, le film n’est plus que l’ombre de lui même.

Fini l’humour décalé qui nous avait tant séduit, les gags se suivent et rivalisant de médiocrité. La 3D ne donne aucun relief à un film qui en a cruellement besoin. Les méchants, autrefois irrésistibles, ne font plus rire. Mike Mitchell, le réalisateur de navets en série y est peut être pour beaucoup. Comment Dreamworks ont-ils pu laisser cette saga, si drôle dans les deux premiers opus, descendre aussi bas ? Le projectionniste se serait-il trompé de bobine ? Aurions nous tous visionné un banal bonus de dvd (et encore, un mauvais bonus) ?

Malheureusement non, seul Shrek était dans une uchronie… L’animation est toujours impeccable, la 3D est agréable, mais cela semble anecdotique tant la déception est grande. Il ne nous reste plus qu’à attendre la future sortie d’un spin-off, centré autour du personnage du Chat Potté (le seul personnage restant drôle dans ce film), en espérant un retour au sources. Sinon, le très attendu Toy Story 3 débarque dans les salles obscures françaises ce 14 juillet, pour un feu d’artifice de gags en tous genres. Il viendra sans aucun doute atténuer notre amertume… L’occasion pour la firme Pixar d’asseoir, un peu plus, sa très nette supériorité dans le domaine des films d’animations.

Votre dévoué serviteur

Critique express : Robin des bois

Robin des bois est loin d’être une nouveauté au cinéma, tout le monde se souvient de Kevin Costner dans ses superbes collants, des délires de Mel Brooks dans son Sacré Robin des Bois, mais c’est sans doute la version animé de Disney qui reste jusqu’à ce jour, la plus aboutie.
C’est Ridley Scott qui relève le défi de cette version 2010. Réalisateur éclectique, on lui doit le premier Alien, l’excellent Blade Runner, Thelma et Louise, Gladiator ou plus récemment American Gangster et Mensonges d’état.
Le film a eu le privilège d’être présenté en ouverture du dernier festival de Cannes. Dans le rôle titre, Russell Crowe (Gladiator) retrouve son réalisateur fétiche pour la cinquième fois et Cate Blanchett y incarne une élégante et courageuse  Lady Marianne. Une pléiade de seconds rôles vient compléter ce casting, pour un budget gargantuesque avoisinant les 200 millions de dollars !
L’originalité de cet opus, est de nous proposer un prequel (traitant des origines d’un héros), nous expliquant la transformation de Robin Longstride, fidèle archer de Richard Cœur de Lion, en Robin des bois, le légendaire justicier de Sherwood. A la manière d’un Batman Begin, le film est beaucoup plus sombre et réaliste que ses prédécesseurs.  Finis donc les collants, les dialogues mielleux, et l’éternelle sauvetage de Marianne en danger.
Ridley Scott préfère insister sur le contexte historique et politique qui ont formaté le héros des bois. Le film part donc sur de très bonnes bases, si ce n’est quelques moments un peu longuets car la gestion du temps est le point faible du film. Cependant l’expérience du réalisateur comble ces défaillances. Même si les batailles, épiques, filmées caméra à l’épaule, dans lesquelles on change 25 fois de plans par secondes, nous donnent parfois le mal de mer…
Notons, la performance tout en sobriété de Russell Crowe, qui insuffle au personnage une personnalité attachante. Les fans de Kevin Costner regretteront la capillo-sculpture, type footballeur Allemand des années 80, les autres pourront déguster un blockbuster plus intelligent qu’impressionnant. Malgré les quelques longueurs, le film s’inscrit dans une mouvance moderne, qui se veut plus sobre, plus réaliste mais aussi plus politique.

Votre dévoué serviteur

Bonus du dimanche soir, bonsoir !

Ce dimanche, nous vous proposons un court métrage d’animation français présentait lors de la dernière cérémonie des Oscars… Ce n’est pas Logorama !

Fabrice O. Joubert et l’équipe de The Pumpkin Factorty nous proposent leur superbe court d’animation, riche en détails et d’un graphisme délicieux.

French Roast, nous compte l’histoire d’un homme commendant un café, mais n’ayant pas de quoi le payer… Scénario somme toute banal, si ce n’est l’avalanche de personnages, tous plus grotesques les uns que les autres, entrainant une suite de gags irrésistibles, dont nous serons les témoins attentifs.

Un système de reflets, rend la mise en scène originale et inventive. Mais nous vous laissons déguster sans tarder ce court métrage.

Bon visionnage et bon dimanche.

Votre dévoué serviteur

Bonus du dimanche soir, bonsoir !

Tout d’abord, pour débuter ce succulent bonus du dimanche soir, un film court du déjanté réalisateur de 99F (ou encore de Dobermann) , Jan Kounen. Grand prix du court métrage au festival d’Avoriaz en 1990, Gisele Kerozene est une satire du monde de la finance tourné à La Défense (en construction). Dans un style très épileptique, le réalisateur démontrait déjà beaucoup de talent. Mais jugez plutôt par vous même !

Bande de petit chanceux, aujourd’hui vous serez tous comme des enfants un matin de Noël enneigé avec ce clip signé Michel Gondry, que l’on présente plus. Réalisé avec les rushs de l’un de ses propre film titré Eternel Sunshine (que l’on vous ordonne une fois de plus de visionner au plus vite), Michel Gondry illustre ici une sublime mélodie des Polyphonic Spree, qui vous plongera simplement dans une jouissance onirique semblable à l’un de vos plus beaux souvenir d’enfance.

Bon visionnage et excellent dimanche !

Votre dévoué serviteur.

L’homme de fer

«  Je suis Iron Man ! « , ce sont ces mots qui venaient clôturer le précédent opus d’Iron Man. Le super héros ingénieur, vendeur d’armes et milliardaire revient plus dandy et séduisant que jamais !
Sans doute le casting le plus impressionnant de l’année car aux cotés de Robert Downey Jr (Iron Man himself , que l’on a pût découvrir sous les traits de Sherlock Holmes plus récemment) , on retrouve sa fidèle et charmante assistante incarnée par Gwyneth Paltrow mais aussi Scarlett Johansson, Don Cheadle, Mickey Rourke, Samuel L.Jackson, l’excellent Sam Rockwell ainsi que AC/DC pour la bande originale.
Le film se divise très clairement en deux parties bien distinctes et bien inégales. Tout d’abord, une entrée en matière rythmée, drôle, où l’on découvre de nouveaux personnages intrigants et charismatiques . M.Rourke en méchant russe sur-doué ou encore Sam Rockwell en délirant industriel sans pitié. Cette première partie nous fait aussi redécouvrir toute la démesure de Tony « Iron Man » Stark, aussi narcissique que brillant, il incarne un super héros pas comme les autres. Contrairement à ses camardes masqués, Stark aime les projecteurs, il veut figurer au devant de la scène et incarner à lui seul toute la démesure d’une Amérique désormais à l’abri de toute attaque terroriste. Le personnage est délicieusement insupportable, et le coté presque parodique, ou tout du moins caricatural des protagonistes, rend le film léger et divertissant.
Seulement, quand on attaque la deuxième partie, l’humour et la légèreté font place aux explosions (il y en a même sur l’affiche !), et aux trop nombreuses scènes d’actions lourdes et sans intérêt. Ce déchainement d’explosions est-il un message adressé aux fans d’AC/DC et de leur légendaire TNT ?
On se retrouve finalement plongé dans un énième affrontement est / ouest ! Le personnage de Scarlett Johansson, pourtant très charmant aux premiers abords, finit par frôler le ridicule dans des scènes de combats interminables ! Et quand tous les clones d’Iron Man se lancent dans une guerre intra-robots des plus assommante, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer (les euros que l’on vient de dépenser inutilement ! ).
Un film en deux temps, réjouissant mais lourd, dans lequel nous pouvons retenir le fort potentiel du personnage de Tony Stark, magistralement interprété par Robert Downey Jr (décidément très bon).  Sam Rockwell jouissant d’une élégante folie, Mickey Rourke touchant de sincérité et Scarlett Johansson toujours aussi délectable à contempler !
Divertissant, ce film séduira un public éclectique par son amorce étonnamment rafraichissante et drôle, mais en décevra une grande majorité par sa conclusion teintée d’explosif.

Votre dévoué serviteur

Bonus du dimanche soir, bonsoir !

Ce soir dans Blogy Blogoo, nous vous faisons découvrir ou redécouvrir Adam Spiegel alias Spike Jonze.

Artiste éclectique, nous avons pu le remarquer dans le milieu du skate-board pour Girl ou Lakai notamment. Puis c’est avec ses nombreux clips cultes, qu’il se fit remarquer d’un plus large public (pour Bjork, Fatboy Slim, The Chemical Brothers, REM, Daft Punk, Sonic Youth…)

Cependant, c’est avec ses longs métrages aux univers si bucoliquement « Michel Gondryesque » que Spike Jonze conquit le plus grand nombre d’entre vous (l’inoubliable Dans la peau de John Malkovich,  le méconnu Adaptation avec Nicolas Cage, ou plus récemment Max et les Maximontres).

Tout de suite pour vous, du skate, un clip et la bande annonce du dernier court métrage de Spike Jonze. Après avoir visionner le tout, courez louer ou acheter ou télécharger (légalement bien sur) toute la filmographie de ce véritable génie !

Bon visionnage à tous et bon dimanche !

Du skate ! Lakai Fully Flared inédit !

Un clip ! FatBoy Slim – Weapon of choice (avec Christopher Walken)

Son dernier court métrage I’m here, diffuser en entier ici, mais seulement toutes les deux heures ! http://www.imheremovie.com/fr/ mais pour patienter, en voici la bande annonce.

Votre dévoué serviteur