Alice ça glisse…

… au pays des merveilles. Bravo Franky, je sens tes groseilles…

Excusez moi, je me suis englué dans mes pensées. Parfois, mon amour de la chanson française est si fort (encore un point commun avec notre président), que malgré tous les efforts de mon « surmoi », les pulsions sont trop puissantes !

Pardon pour cette introduction légèrement poussive. Aujourd’hui, vous l’aurez sans doute deviné, nous allons disserter autour de l’adaptation 3D de l’œuvre de Lewis Carroll.

Tout le monde l’attendait, comme une évidence, la rencontre entre le prince du gothique et l’univers psychédéliquement absurde d’Alice au pays des merveilles devait être grandiose, sombre, surréaliste, graphique, délirante… Le chef d’œuvre de l’année 2010 !

Seulement, la réalité est toute autre. Les attentes étaient immenses, malheureusement, le défi n’est pas relevé ! Nous en sommes presque désolé tant la déception est grande. Ce mariage de rêve n’aura pas lieu. Tout d’abord, Tim Burton a décidé de faire de son Alice une jeune femme de 19 ans promise à un mariage arrangé dont elle ne veut pas. Ensuite, ce n’est pas la première visite de la jeune femme au pays des merveilles. Elle représente là-bas une sorte de messie, attendue depuis longtemps pour destituer l’affreuse Reine Rouge (interprétée par l’excellente Helena Bonham Carter, Mme Burton à la ville). On se retrouve ainsi plongé dans une quasi-suite de l’œuvre de Disney (1951). Plus proche du Monde de Narnia ou du Seigneur des Anneaux que du dessin animé de la firme du grand Walt. Quand Alice enfile son armure étincelante, attrape d’une main ferme sa belle épée d’argent et part pour un duel effronté contre un dragon (!!!), on se demande si Tim Burton n’a pas perdu son âme pendant ce tournage ?

Le film manque cruellement d’étrangeté et de cette note d’humour noir, qui font normalement la marque de fabrique de Burton comme de Charles Lutwidge Dodgson (le vrai nom de Lewis Carroll). Nous aurions aimé retrouver un peu de l’obscur Sweeney Todd, du merveilleux Charlie et la Chocolaterie, de la folie de Mars Attacks!, de la poésie d’Edward aux mains d’argent, de la magie de Big Fish…

Les personnages, à l’encontre du dessin animé, ne sont ni sombres, ni délirants, et aussi malsains qu’une armée de Bisounours se cachant derrière un arc-en-ciel. L’imaginaire, si fécond habituellement, du réalisateur semble ici bridé. Pourquoi Tim Burton a-t-il voulu tout simplifier en une grande aventure du bien contre le mal ? Pourquoi est-il sans cesse obligé de nous rabâcher d’être imaginatif dans la vie (via Alice) ? Comme si il voulait s’auto-persuader que le film ne manquait pas d’imaginatif et d’onirisme…

Dans la ligne de conduite du film, le personnage du Chapelier Fou ne déroge pas à la règle. Malgré un Johnny Depp haut en couleur (et en maquillage), nous avons du mal à apprécier le personnage autant qu’il le mériterait. Beaucoup trop mièvre et pas assez fou (c’est un comble). Le compagnon de Vanessa Paradis, semble bien moins à son aise ici, que sous le chapeau de Willy Wonka ou derrière l’épée du baroque pirate Jack Sparrow. Seule Helena Bonham Carter sort du lot avec une interprétation hilarante de la Reine Rouge.

D’un point de vue technique, ce film est réussit. C’est beau, coloré (même si les très belles couleurs sont ternies par les lunettes 3D), les décors sont riches et le relief très bien rendu ! Le film est admirablement mis en musique par l’excellent Dany Elfman (compagnon de toujours de Burton). Pour sa première en trois dimensions, Tim Burton passe aisément le cap de cette difficulté technique. Mais le grand Tim se serait-il perdu dans le marasme des contraintes qu’exigent la 3D, en dépit de tout le reste ?Le Nouvel Obs ne s’était pas trompé en titrant : »Tim Burton gagne en relief ce qu’il perd en poésie ».  Notons cependant, que Burton réalise son plus gros succès public au USA avec ce film. Ce qui peut se comprendre, compte tenu de l’attente qui existait à la sortie du film et de l’aspect très « grand public » de cette production Disney.

Finalement, espérons que pour nous aussi, tout ceci n’est qu’un cauchemar ! Et réveillons nous pour déguster paisiblement la filmographie de Tim Burton, qui, mise à part La Planète des Singes, est sans reproche. Il nous tarde de goûter au prochain film du metteur en scène, qui écoutera à coup sur, les judicieuses critiques de Blogy Blogoo !

Votre dévoué serviteur

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This is it ?

Vous l’aurez tous compris, ce petit billet sera consacré aujourd’hui à Michael Joseph Jackson.

Le 29 août 1958 à Gary dans l’Indiana, personne n’aurait osé penser que ce petit afro-américain joufflu deviendrait la plus grande étoile de l’ère moderne.

Sans conteste, il fut hors norme dans tout ce qu’il entreprit. Plus gros vendeur de disques avec des estimations allant jusqu’à 750 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde. Il possède de multiples records, mais Michael Jackson, ce n’est pas que des chiffres, c’est une révolution !

Tout d’abord musicalement, les Jackson 5 malgré un aspect commercial très marqué, les fils de Joseph Jackson nous ont offert quelques tubes d’anthologies. Mais ce n’est qu’avec son alliance à Quincy Jones pour les albums Off the Wall, Thriller et Bad que Michael exploita toute l’étendue de son (immense) talent.

Blogy Blogoo vous invite d’ailleurs, si ce n’est pas déjà le cas, à vous procurer le premier album solo du « roi de la pop », intitulé Off the Wall. Brillant mélange de soul, de funk et de disco. On retrouve sur cet album des compositions de Stevie Wonder, Rob Temperton ou encore Paul McCartney.

Parallèlement à cette révolution musicale, Michael Jackson qui a littéralement grandit sur scène va développer des shows jamais vus auparavant. C’est le 16 mai 1983 lors d’une émission spéciale pour les 25 ans de la Motown (illustre major de musique), que Michael Jackson va définitivement prendre son envol et nous offrir son pas de danse immédiatement devenu culte : le Moonwalk. Le monde entier est sous le choc, nous venons d’assister à la naissance d’une star. Peu après le show, Michael recevra un message de la part de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j’attendais la relève. Merci. »

Il fit plusieurs fois le tour du monde avec ses tournées, qui pousseront toujours un peu plus loin les limites du spectacle.

Autre révolution, celle du clip bien sur ! Tout le monde connaît Thriller, qui fut le premier clip d’un artiste noir diffusé sur MTV (encore une autre révolution, ici une révolution sociale). Il donnera ses lettres de noblesse au clip en travaillant avec les plus grands : John Landis, Martin Scorsese, David Fincher, Francis Ford Coppola… Et toutes les personnalités voulaient être présents sur ces bijoux : Michael Jordan, Eddie Murphy, Steven Spielberg, Naomie Campbell, Magic Jonhson, Dan Aykroyd, Marlon Brando… Nous vous invitons à voir et à revoir tous ces clips, qui sont de véritables merveilles de courts métrages.

Cependant cette légende fut entachée de multiples scandales, toujours démentis et certainement sources de revenus pour certains. Quoi qu’il en soit, le monde entier s’est mobilisé, comme jamais auparavant, le 25 juin dernier après son décès, pour lui rendre un dernier hommage. Seule reste la légende. Celle d’un homme enfant pour qui tout était possible, celle de l’un des plus grands professionnels que la musique ait connu, celle d’un véritable génie visionnaire.

Dernier fait marquant de sa courte vie, cette tournée qui malheureusement n’aura jamais lieu… This is it, nous donne une ébauche de ce qu’allaient être les derniers spectacles de Michael Jackson, mixte de chorégraphies toujours plus bluffantes, de pyrotechnie, et de projections (en 3D!) de clips retournés pour l’occasion. Cette nouvelle tournée serait la cerise sur le gâteau d’une carrière déjà extraordinaire. D’un pur point de vue cinématographique, This is it est ‘un excellent bonus plutôt que d’un réel chef d’oeuvre. Les fans seront conquis, pour les autres, je les invite à découvrir à quel point cet artiste suivait du début à la fin, la moindre étape de ce projet pharaonique.

Et maintenant ?

Nous venons d’apprendre que 10 albums seront dans les bacs d’ici 2017 ! Que le clip de Thriller pourrait être adapté en 3D par John Landis lui même (réalisateur du clip). Et qu’un documentaire consacré aux dernières heures de la star qui sortira d’ici la fin de l’année, fournit de nombreuses images inédites. La Jacksonmania ne faiblit pas !

Sony viendrait de passer le plus gros deal de l’histoire avec la famille Jackson pour un montant de 250 millions de dollars… Un record de plus pour la grande star, mais Michael Jackson, ce n’est pas que des chiffres…

Votre dévoué serviteur.

Printemps du cinéma !

En ce lundi 22 mars, nous avons le plaisir de nous réveiller dans un pays ensoleilé (Claude françois doit se retourner dans sa tombe), et majoritairement de gauche !

Au lendemain du second tour des élections régionales, Blogy Blogoo a décidé de vous parler de… cinéma ! Effectivement, nous aurions pu vous parler des fiestas organisées un peu partout en France, pour féter la victoire de George Frèche.

Mais non, la politique ne doit pas faire oublier le printemps du cinéma !

Nous avons fait le choix aujourd’hui, de vous parler de la dernière réalisation de Roman Polanski. Ces derniers temps, nous avions presque oublié que le réalisateur franco-polonais était l’un des plus grands réalisateurs de ces quarantes dernières années. 11 nomination aux Oscars pour Chinatown en 1974, 6 pour Tess en 1979… Récompensé à de nombreuses reprises à travers le monde, le talent du cinéaste ne devrait jamais être remis en doute.

Seulement voilà, depuis plusieurs mois, son actualité judiciaire eclipse totalement son travail cinématographique. Heureusement, The Gosth Writer (film qu’il a terminé en prison !) vient rectifier cette injustice.

A l’affiche, nous retrouvons Pierce Brosnan (agent double zéro) en ex-premier ministre anglais forcé à l’exil sur une île déserte. Accompagné de son « écrivain-nègre » joué par Ewan McGregor, qui n’en fini plus de tourner ces derniers temps avec pas moins de trois films encore en salles (I love you Philipp Morris, Les chèvres du Pentagone et The Ghost Writer).

Assis confortablement dans la salle obscure, les bruits de papiers de bonbons venant défier ma concentration imperturbable, je me retrouve happé par cette intrigue géopolitique extrêmement bien menée, tournée avec simplicité et d’un esthétisme rare.

L’histoire est celle d’un « nègre » devant terminer les mémoires d’un ancien homme d’Etat. Mais l’angoisse de la mort (accidentelle?) du précédant rédacteur, plane au-dessus de la tête de notre écrivain…

L’intrigue est accrocheuse et nous illumine littéralement durant deux heures. Les dialogues sont bien ciselés et interprétés correctement. Notons la fabuleuse scène de rencontre entre le « nègre » et le mystérieux Paul Emmett… Le huit clos oppressant de cette île, nous plonge délicieusement dans une ambiance angoissante.

Bien évidemment, le travail de Polanski derrière la caméra est splendide. Peut-être pouvons-nous reprocher au personnage joué par Ewan McGregor, d’avoir l’esprit de déduction aussi fin que l’humour de Benjamin Castaldi.

Le film n’en reste pas moins l’un des meilleurs du réalisateur. Profitez du printemps du cinéma et les places à 3,50€ pour vous faire votre propre opinion.

Et pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, Blogy Blogoo vous conseil fortement de visionner Le Pianiste (Oscar du meilleur film). Drame historique de Polanski sorti en 2004 avec Adrian Brody, pour l’une de ses plus belles prestations (oscar du meilleur acteur cette année là).

Vous pouvez désormais vaquer à vos occupations ou tout simplement profiter de ce lundi au soleil !

Votre dévoué serviteur

(Blogy Blogoo tient à remercier François Bertin pour sa précieuse aide à l’écriture de cet article)

Quand le cinéma sort de l’écran

Vous l’aurez tous compris, je veux, bien entendu parler dans cet article de la trois dimension.

Dans un milieu artistique comme le cinéma, les avancées techniques ne sont pas à placer en second plan comme pur objet technique. Le cinéma est en perpétuel mouvement, en phase avec son époque socialement, mais aussi techniquement.

Tout d’abord, une petite précision, il ne faut pas confondre la 3D comme il peut y avoir dans Avatar par exemple (ou au futuroscope pour les plus ploucs d’entre vous), c’est à dire les films en relief, avec les films d’animation modélisé en 3D, en image de synthèse si vous préférez ! Pour finir de vous embrouiller, sachez que les films d’animation sont pour la plupart désormais tournés et projetés en 3d (je veux parler ici du relief !).

L’idée de relief ne date pas d’hier. En effet, le procédé de projection en relief stéréoscopique fut exploité dès la naissance du cinématographe des frères Lumières. Seulement, ce système nécessite un équipement sophistiqué qui longtemps, n’a pas satisfait les exigences de la projection cinéma. Ainsi, il a entrainé une certaine fatigue oculaire provoquée par l’important travail du cerveau pour reconstruire la perception des trois dimensions. Notons cependant qu’Alfred Hitchcock  tourna en 1954 « Le crime était presque parfait » en trois dimensions ! Surprenant !

En 1953, Jack Arnold pour son film « Météore de la nuit » avait eut l’idée loufoque de balancer des blocs de mousse aux spectateurs durant la séance pour simuler les météores jaillissant de toutes parts !

Techniquement, la réalisation de la 3D consiste à filmer une séquence à l’aide de deux objectifs simultanément. Ces deux objectifs doivent être séparés  d’une certaine longueur pour que le procédé fonctionne. Ensuite, les images sont projetées ensemble sur un même écran, donnant l’apparence d’un film trouble. Pour percevoir le relief, il faut se munir d’un paire de lunettes polarisantes qui permet au cerveau du spectateur de reconstituer la perception de l’image en relief.

Magie ! L’image sort de l’écran !

Ce principe fut principalement utilisé pendant longtemps pour certaines diffusions dans les parcs d’attractions. Rappelons le plus célèbre d’entre tous. Le Captain  EO réalisé en 1986 par Francis Ford Coppola himself et produit par Georges Lucas pour les parcs d’attractions Disney avec en rôle principal Michael Jackson. Le projet fut exceptionnel, il couta plusieurs millions de dollars, pour un film de moins de 20 minutes situé dans un univers futuriste, très proche de celui de Star Wars.

Jusque dans les années 90-2000, la 3D n’est que très peu projetée dans les salles obscures. James Cameron (déjà lui) sort en 2003 son superbe documentaire « Les fantômes du Titanic » en 3D.

Mais ce n’est qu’à la fin des années 2000 que la 3D prend une réelle place dans le paysage cinématographique mondial. Avec « Voyage au centre de la terre 3D » en 2008. On peut voir des effets surprenants au service  d’un très mauvais film. Le relief accompagne désormais la plupart des films d’animations : « Volt, Star malgrès lui » , « L’age de glace 3 », « La-Haut », « Coraline », « Numéro 9 », « Monstres contre aliens » ou encore « Le drôle de noël de Scrooge » filmé en motion capture.

Cependant, je ne vous apprendrais rien, la 3D n’explosa aux yeux du monde (au propre comme au figuré) qu’avec la sortie du dernier film de James Cameron AVATAR. La 3D n’a jamais été exploitée de cette manière. C’est sans doute le premier film à avoir été pensé dès les premières secondes en relief. Ce qui fait la différence et donne ce résultat magnifique.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle façon de tourner les films, mais aussi des les penser. La trois dimension peut-elle être aussi révolutionnaire que l’a été le cinéma parlant ? Sans doute pas, il serait plus juste de le comparer avec l’apparition de la couleur.

Attention toute fois aux abus, certains films ne sont pas tournés en 3D mais remontés pour leurs sorti en salles. Par exemple « Choc des titans » ne fut pas pensé en relief comme l’a été Avatar, ce qui a le don d’énerver James Cameron ! Car ce n’est pas juste une avancée technique, mais bel et bien une autre façon de faire, penser, filmer le cinéma. Attention aussi à ce que la forme ne prenne pas le pas sur le fond.

L’énorme succès  commercial d’Avatar a ouvert  de larges portes au cinéma en relief. Ainsi de nombreux films en 3D s’apprêtent à sortir. A commencer par « Alice au Pays des merveilles » de Tim Burton, « Shrek 4 » ou « Toy Story 3 » pour les films d’animations ou encore « Titanic » prévu en 3D pour 2012 et les 100 ans du naufrage.

Espérons que ce procédé technique encore quelque peu onéreux se démocratise pour que le plus grand nombre puisse y avoir accès. Imaginez des projets plus intimistes, des courts métrages, des films expérimentaux, des clips… tournés en relief ! Le cinéma a de beaux jours devant lui.

Peut être est-ce le futur du cinéma ? Mais peut être est aussi celui de la

télévision avec la sortie ces jours-ci du premier téléviseur en 3D. La télévision souffrira-t-elle de l’effet inverse du cinéma ? Lequel n’avez pas de salles équipées pour la 3D mais qui pouvez avoir les films. La télévision équipée pour la 3D mais sans programme.

Votre dévoué serviteur !

Milgram s’invite sur France 2 !

Pour les initiés, Milgram résonne forcément dans vos conduits auditifs comme une sonorité connue !

Pour tout ceux à qui ce patronyme n’exprimerait rien, Blogy Blogoo est là pour vous.

Stanley Milgram est un psychologue social américain qui est considéré comme l’un des psychologues les plus importants du 20ème siècle. Il est connu pour avoir réalisé entre 1960 et 1963 une suite d’expériences sur la soumission à l’autorité.

Beaucoup de personnes suite aux atrocités commises durant la guerre se sont posées une question simple : comment autant d’individus ont pu collaborer à un chantier aussi faramineux visant la destruction d’une partie de l’humanité ?

Milgram eut une réponse simple, la soumission à l’autorité est naturelle chez l’homme ! Enfin pour la plupart.

C’est ainsi qu’il élabora le protocole expérimental le plus célèbre de la psychologie sociale. Celui-ci consiste à ce que des sujets volontaires acceptent de participer, sous l’autorité d’une personne supposée compétente, à une expérience d’apprentissage où il leur sera demandé d’appliquer des décharges électriques à des tiers sans autre raison que de « vérifier leur capacité d’apprentissage ».

Les résultats parlent d’eux même, ils vont même au delà de l’espérance de Milgram. Une moyenne de 80 pour cent des sujets collabore à l’expérience jusqu’au bout !

Milgram avait raison, l’homme est docile, obéissant par nature !

L’expérience fut réitérée à de nombreuses reprises. En changeant le cadre expérimental, la proximité de la victime, le statut de l’autorité…

Le facteur déterminant est celui de l’autorité, elle doit être viable mais surtout, le sujet doit être déchargé de toute responsabilité. A partir de là se joue un système de processus psychologiques visant à protéger le sujet et à préserver sa culpabilité et donc son image de Soi.

Notons quand même que l’expérience fut longtemps censurée sur le territoire Allemand. Prétextant qu’après la guerre, une telle expérience ne pourrait pas « fonctionner » sur les germaniques. FAUX ! Au début des années 90, la censure fut levée et les allemands allaient obéir à 80 pour cent comme les autres !

Voilà pour ce bref récapitulatif historique. Milgram s’invite donc sur le service public en ce mercredi 17 mars !

La célèbre expérience est remise au gout du jour dans le cadre d’une émission télé présenté en prime time par la très jolie Tania Young (qui n’est pas la soeur de Mickael) sous le terme à la fois subtil et scientifique de « Jeu de la mort  » !

Ce « jeu » peut paraitre un peu « barbare » mais l’innovation de tester ce protocole dans un milieu audio visuel est intéressent. La télévision peut elle avoir l’autorité nécessaire au bon déroulement de l’expérience comme ont put l’avoir les scientifiques, l’armée…?

L’expérience n’est pas critiquable d’un pur point scientifique (attention toute fois à ne pas créer de biais dans le bon déroulement de l’expérience et ainsi créer des résultats inexploitables). La diffusion peut l’être un peu plus…

Mais ce qui est réellement critiquable et décevant, c’est tout le brouhaha pseudo scientifique que l’on peut entendre sur toutes les chaines depuis quelques jours. « Cette émission va nous montrer le pouvoir destructeur de la télévision », « la télévision nous manipule tous »…

On dirait que tous ces journalistes ou chroniqueurs n’ont rien compris ou tout simplement pas étudié l’expérience initiale de Milgram. Le principe est celui d’une soumission à une autorité, quelle qu’elle soit. L’homme déchargé de sa responsabilité est en quelque sorte protégé par le supérieur qui le commande. L’intérêt de l’émission est de savoir si la télévision peut incarner cette autorité. Et non de savoir si le petit écran nous manipule tous ! Cette expérience télévisuelle ne prouve en aucun cas cela !

Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit ! La télévision peut bel et bien nous manipuler, mais en aucun cas par le processus découvert par Milgram de soumission à une autorité. Dans le cadre de la télévision, le processus est tout autre, beaucoup plus subtil et insidieux. Touchant plus facilement notre subconscient et agissant de façon subliminale. Mais ceci fera l’objet d’un autre article !

Il ne vous reste plus qu’à vous faire votre propre opinion en regardant (ou pas) ce programme !

Finissons par une introspection : et moi, ferais je parti des 20 pour cent de « résistants » ?

Votre dévoué serviteur.

CDPcrew, Décadence visuelle et art sexuellocognitif

Au premier abord, vous pourrez penser que ces trois lettres sans signification apparente suivies du terme crew, peuvent paraitre ridicules, inintelligibles, voire dénuées d’intérêt.

Sans doute avez vous raison. Mais Blogy Blogoo est là pour vous ! Pour vous rendre la vie plus intelligible, moins ridicule et surtout digne d’intéret.

Les lettres « C », « D » puis « P » signifient Croute De Porc. Crew veut dire équipe, clan, famille… Il exprime un lien qui se tisse entre les individus visant un même but.

Ces individus ce sont Vincent Bouzat, François Bertin, Pierre Stanquic, Romain Mouchet, Florie Munzig et Pierre Demaillet.

Leur but est de vous distraire, de vous aider à vous échapper d’un monde gris (monochrome) et monotone.

Leurs moyens : une caméra, un ordinateur mais surtout des idées plus ou moins farfelues ainsi qu’une motivation débordante !

Si vous ne l’avez pas encore compris, le CDPcrew est un collectif à vocation cinématographique.

Ils nous ont fait rire avec « La Mallette » ou « Merci qui ? », pleurer avec « Ce jour où je suis mort… », enrager avec « Dure Réalité », réfléchir avec « Clin d’oeil à Petrovic » ou peur avec le non moins célèbre « 30 minutes ».

Les réalisateurs se succèdent, les acteurs passent mais le style reste le même. Des montages énergiques, un bande son toujours impeccable et un brin de dérision.

Ils n’en sont maintenant plus à leur coup d’essai avec des projections sur Nevers ou Clermont Ferrand et des passages télévisuels sur Clermont Première. Ils ont récemment décroché un prix régional pour « Clin d’oeil à Petrovic ».

Ils travaillent actuellement sur un nouveau projet plus ambitieux et veulent concourir dans les festivals.

Vous pouvez les soutenir sur leur page Facebook http://www.facebook.com/pages/Clermont-Ferrand-Nevers-Tours/CDPcrew/85472398576?ref=mf

Ou visionner leurs films sur Daylimotion

http://www.dailymotion.com/cdpcrewchannel

Bon visionnage à tous !

Votre dévoué serviteur.

Welcome to Blogy Blogoo !

Blogy Blogoo est un monde merveilleux où vous pourrez découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma, la télévision, la musique, l’art, la psychologie, la mode, le sexe, l’argent, l’amour, la philosophie, le skate board, le sport, la politique, la santé … En bref Blogy Blogoo est là pour vous guider, vous soutenir dans les moments les plus durs mais aussi pour occuper paisiblement votre temps libre ou encore créer le débat sur les thèmes primordiaux.

Mais tout d’abord une présentation plus personnelle s’impose :

Pierre Demaillet est un jeune homme né en 1984 sous une bonne étoile, à Nevers, jolie petite ville située au bord de la Loire.
Il étudie la psychologie sur Clermont Ferrand, réalise de somptueux courts métrages avec tous ses amis du célèbre CDPcrew, co-anime Travelling le rendez vous cinéma bi-mensuel de Radio Campus Clermont Ferrand et profite de son temps libre pour travailler dans la vidéo et la conception visuelle pour Dédicaces Plurielles.
Pour entretenir une silhouette impeccable, il pratique régulièrement le basket-ball et la planche à roulette (dite skateboard).